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Christiane

Mon quotidien

Je me lève très tôt le matin. Je mets de l'ordre dans ma maison. Je vais beaucoup sur Internet pour tout et je téléphone beaucoup à mes amis et ma famille. 

Ma situation

Pendant la 1ère année, j'avais du mal à prononcer le mot. J'avais du mal à l'accepter.Pour moi ce dont je souffre ce n'est certainement pas de l'incontinence.Pour moi je préfère le mot fuite. 

Je ne parle pas de cela parce que c'est intime, c'est vexant et on n'a pas envie que les gens, même les gens très proches, s'en aperçoivent.

Je n'ai jamais parlé à personne de ça sauf à mon médecin.Quand ça a commencé, j'avais 23 ans. J'ai d'abord eu des jumeaux et en suite j'ai eu mon 3ème un an et demi après, c'était très rapproché. J'étais toute seule pour m'en occuper car mon mari était absent 8 mois par an. J'étais très fatiguée. Je n'ai pas pris soin de moi.

Cela a donc commencé avec ce dernier accouchement. Je me disais que ça allait passer. Je me donnais l'excuse de l'accouchement. Le médecin me disait : « ne vous inquiétez pas, tout va redevenir dans l'ordre.»

Après quand j'ai vu que ça continuait j'ai insisté et on m'a donné des cours, des exercices. J'en souffrais surtout quand je riais ou en toussant. 

Je mettais des serviettes hygiéniques mais ce n'était pas suffisant. Mais au niveau moral c'était pas facile. Quand je riais ça venait et je ne pouvais plus l'arrêter.

Avec le temps, la chose s'est installée en permanence.Je prenais des serviettes hygiéniques dans mon sac mais c'était insuffisant. 

Si vous connaissez quelqu'un qui est dans cette situation, notre infirmière conseil est disponible en toute discrétion au numéro vert 0 800 17 37 57.




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