L’incontinence par regorgement

Moins fréquente que l’incontinence liée à l’effort ou due à une instabilité vésicale, l’incontinence par regorgement n’en est pas moins difficile à vivre pour les personnes touchées.

Vous avez beau aller régulièrement aux toilettes, vous avez l’impression que votre vessie ne se vide jamais complètement. De plus, sans que vous ne puissiez les contrôler, vous avez souvent des fuites urinaires, le plus fréquemment la nuit. Enfin, il vous est difficile de commencer à uriner. Et lorsque l’écoulement démarre enfin, il est souvent relativement faible. Tous ces signes peuvent laisser penser que vous souffrez d’incontinence par regorgement.

 

Une obstruction de l’urètre

Elle est le résultat d’une obstruction de l’urètre, le canal permettant d’évacuer l’urine de la vessie. Une augmentation de la taille de la prostate est le plus généralement responsable de cela. Ce qui explique qu’elle touche principalement les hommes. L’obstruction peut également être le résultat d’une pathologie spécifique à l’urètre, notamment en cas de rétrécissement de celui-ci. Plus rarement, une tumeur de l’urètre ou certaines pathologies neurologique peuvent conduire à ce type d’incontinence.

A cause de l’obstacle, les muscles de la vessie sont systématiquement obligés de se contracter très fortement pour permettre la miction. A force, cela entraîne un affaiblissement de la paroi vésicale jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus se contracter. Résultat ? L’urine s’accumule dans la vessie. La pression augmentant au fur et à mesure du remplissage, le blocage de l’urètre est forcé et l’écoulement se fait sous formes de fuites urinaires.

 

Consulter dès les premiers signes

Il est souvent possible de prévoir l’apparition d’une incontinence par regorgement. Une miction lente et longue, qui nécessite de pousser pour uriner, est bien souvent un signe annonciateur de ce type de pathologie. Il ne faut alors pas hésiter à consulter un médecin. Un simple acte chirurgical peut permettre d’enlever l’obstacle.