 | | La ménopause, qu’est-ce que c’est ? | La ménopause est une période de transition dans la vie d’une femme, pendant laquelle les ovaires cessent de sécréter des hormones. Il s’ensuit un arrêt des règles. Cet arrêt n’est pas brutal mais survient progressivement entre 45 et 55 ans. Ces modifications hormonales peuvent occasionner un cortège de symptômes, tels que bouffées de chaleur, insomnies, prise de poids, maux de tête ou irritabilité. Votre quotidien peut s’en trouver considérablement perturbé. Rappel : Les ovaires, au nombre de deux, sont les glandes génitales de la femme. De la forme d’une grosse amande, ils sont situés de chaque côté de l’utérus, auquel ils sont reliés par des ligaments. Ces ovaires contiennent des ovules et produisent des hormones sexuelles : œstrogènes et progestérones. A partir de la quarantaine, l’organisme secrète de moins en moins d’œstrogènes. La ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles, conséquence directe de la carence en hormones sexuelles. En plus des organes de la sphère génito-urinaire, d’autres organes subissent le contrecoup. Ainsi, le cœur, les vaisseaux, les os et le système nerveux sont également affectés. | La ménopause en quelques chiffres | En France, 11 millions de femmes sont concernées par la ménopause. En raison de l’augmentation de l’espérance de vie, une femme sur quatre âgée de 50 ans atteindra l’âge de 90 ans. Aujourd’hui, vous pouvez espérer vivre plus de 30 ans après la ménopause, soit aussi longtemps que la période durant laquelle vous avez eu vos règles. | Comment se manifeste la ménopause ? | Sachez que les symptômes de la ménopause varient considérablement d’une femme à une autre. Certaines ne subissent que peu de désagréments, alors que d’autres sont fortement gênées. Aux alentours de la ménopause, vous pouvez être victime de bouffées de chaleur, de sueurs nocturnes et de maux de tête. Ceux-ci durent en général quelques mois mais peuvent se prolonger pendant des années. Irritabilité, anxiété, sautes d’humeur ou humeur dépressive sont d’autres manifestations qui surviennent dès le début de la ménopause. Au fil du temps, d’autres symptômes apparaissent : sécheresse vaginale, douleurs durant les rapports sexuels, jambes lourdes et varices. Par ailleurs, la privation d’œstrogènes est à l’origine d’une déminéralisation des os, ce qui les fragilise et peut entraîner des fractures et des tassements vertébraux. C’est l’ostéoporose. Par ailleurs, les troubles urinaires sont très fréquents : infections urinaires, fuites urinaires ou descente d’organes peuvent survenir. Explication... | Infections urinaires | Après la ménopause, de nombreuses femmes sont victimes d’infections urinaires. Il est vrai que chez la femme ménopausée, le terrain est particulièrement propice : les muqueuses des voies uro-génitales sont amincies et sèches, elles ont perdu leur élasticité et sont devenues friables. L’invasion par des germes, souvent en provenance de l’anus, en est facilitée, d’autant plus que les muqueuses se défendent mal. Les signes révélateurs d’une infection urinaire sont : mictions fréquentes, difficultés à la miction, mictions impérieuses ou fuites urinaires. Des douleurs lombaires et de la fièvre peuvent apparaître, suggérant une atteinte du rein. | Fuites urinaires | Nombreuses sont les femmes ménopausées qui souffrent de fuites urinaires, souvent associées à d’autres symptômes urinaires, comme des besoins impérieux d’uriner. Et pour cause : la carence hormonale joue un rôle crucial dans leur survenue. En effet, après la ménopause, le plancher pelvien manque de tonicité et soutient moins bien les organes génitaux et la vessie. Affaibli, il n’a plus assez d’énergie pour aider le sphincter vésical à bien assumer son rôle de verrou. Toutes les conditions sont donc réunies pour entraîner des fuites urinaires. Lors de quintes de toux, de fou-rires ou durant la défécation, la vessie est soumise à de fortes pressions. Le résultat : le sphincter vésical affaibli lâche et l’urine s’écoule. S’il vous arrive d’être victime de fuites urinaires, parlez-en rapidement à votre médecin ! Les fuites urinaires ne sont pas une fatalité et des traitements efficaces existent.
| Descente d’organes | Il arrive qu’après la ménopause, les parois du vagin, de la vessie, de l’utérus ou même du rectum descendent vers le bas. « Prolapsus » est le terme que les scientifiques utilisent pour caractériser cette descente d’organes. Ces prolapsus sont surtout fréquents chez les femmes ayant eu des accouchements difficiles. Une constipation chronique peut aussi y contribuer. Un facteur hormonal intervient certainement aussi comme les ligaments qui maintiennent les organes en place souffrent du manque d’œstrogènes. Sachez que cette descente d’organes n’est pas douloureuse, mais doit être prise en charge. Si vous en êtes victime, parlez-en à votre gynécologue. Il vous proposera le traitement le plus approprié à votre cas particulier.
| Comment traiter la ménopause ? | Sachez que le traitement de la ménopause ne relève pas de l’automédication. La ménopause est le moment opportun pour faire un bilan de votre santé. Ainsi, avant tout traitement, consultez votre médecin ! Traitements non hormonaux En cas de symptômes légers, la phytothérapie peut s’avérer suffisante. Certaines plantes comme le houblon et la sauge contiennent des phyto-œstrogènes, moins puissantes mais proches des œstrogènes. Certains se sont montrés efficaces sur les bouffées de chaleur. Des produits actifs sur les os sont également disponibles : strontium, raloxifène et biphosphonates. Parlez-en à votre médecin ou pharmacien : ils sont là pour vous épauler. Traitement hormonal substitutif En fonction de la sévérité de vos symptômes, votre médecin peut vous proposer un traitement hormonal substitutif (THS). Ces associations hormonales à base d’œstrogènes et de progestérones peuvent être administrées sous formes de comprimés, timbres cutanés, gels ou sprays nasaux. Plusieurs dosages sont disponibles et votre médecin vous aidera à trouver la forme la plus adaptée à votre cas. Sachez toutefois que ce traitement doit être prescrit à la dose minimale et uniquement pour la durée de vos symptômes. | Comment traiter les fuites urinaires ? | Les fuites urinaires survenant aux alentours de la ménopause sont généralement dues à une détérioration des muscles et ligaments qui soutiennent l’urètre et le col vésical, jouant le rôle de hamac. Rééducation périnéale Des exercices du plancher pelvien peuvent atténuer les fuites urinaires, à condition qu’ils soient bien enseignés par un physiothérapeute et effectués correctement. Durant ces exercices, vous devez contracter les muscles du plancher pelvien afin de les rééduquer et de les renforcer, ce qui contribue à améliorer le support de la vessie. La réussite de ces exercices relève surtout de votre motivation. Application locale d’œstrogènes Une application locale d’œstrogènes, sous forme de gel ou de pommade, permet d’améliorer la sécheresse du vagin. Pose d’une bandelette sous-urétrale En cas de fuites urinaires, plusieurs techniques chirurgicales existent pour remédier à la faiblesse du plancher pelvien, notamment la bandelette sous-urétrale. Durant cet acte chirurgical, réalisé sous anesthésie locale ou générale, une bandelette est placée sous l’urètre, pour renforcer la fonction de soutien du plancher pelvien. Après l’opération, vous pouvez éprouver des difficultés à vider votre vessie ou avoir des envies pressantes d’uriner. Ceci est généralement dû à l’œdème, causé par la bandelette et le processus de cicatrisation. Pendant les 4 semaines qui suivent, vous devez éviter toute activité sexuelle et ne pas porter de charges lourdes. Le gynécologue qui vous suit vous donnera toutes les explications nécessaires, qui vous permettront de prendre une décision réfléchie.
| Que puis-je faire ? | Si certains symptômes de la ménopause sont difficiles à éliminer, vous pouvez néanmoins les atténuer par diverses mesures ! Veillez à une alimentation saine et variée, évitez le tabac et l’abus d’alcool, faites régulièrement de l’exercice physique et veillez à dormir suffisamment. Ces mesures renforcent votre sentiment de bien-être physique et psychique. Consultation médicale Même si votre ménopause ne vous pose pas trop de problèmes, consultez votre médecin généraliste ou votre gynécologue pour un bilan de santé. Prévention de l’ostéoporose La prévention de l’ostéoporose repose sur une alimentation équilibrée avec des apports suffisants en calcium et en protéines. A cette fin, il est essentiel de consommer à la fois des protéines d’origine animale – viandes et poissons - et végétale – soja, légumineuses et graines. Sachez que l’absorption du calcium et sa fixation sur les os dépendent d’un apport suffisant en vitamine D, contenue dans le jaune d’œuf, les poissons gras et le fromage. Pour que son action soit pleinement efficace, exposez-vous régulièrement à la lumière du jour. Boissons adéquates Buvez beaucoup d’eau pour être bien hydratée : vous évitez ainsi que votre urine soit trop concentrée et irrite votre vessie. Préférez les eaux en bouteille à l’eau du robinet car certaines contiennent plus de 500 mg de calcium par litre. Si vous en buvez 1 à 1,5 litre par jour, vous couvrez une bonne partie des apports recommandés en calcium. Bannissez les aliments trop acides Une nourriture trop acide aggrave la perte osseuse et est irritante pour la vessie. Afin d’éviter une acidification de votre organisme, veillez à ne pas manger trop de viande rouge et de saucisse, et préférez leur les fruits et les légumes. L’alcool et le café sont à consommer avec modération. Luttez contre la constipation Constipation et voies urinaires ne font pas bon ménage. Enrichissez votre alimentation en fibres, avec des céréales complètes, des fruits, des pruneaux et du son. Ces fibres forment un gel qui lubrifie les selles et régularise le transit intestinal. Faites de l’exercice, sans oublier de boire avant, pendant et après l’effort. Dites stop à la cigarette La cigarette est délétère à tous les points de vue : elle irrite la vessie, elle encrasse les poumons et vous fait tousser, etc. Si vous ne parvenez pas à arrêter la cigarette par vous-même, tournez-vous vers votre médecin ou votre pharmacien. Ils vous conseilleront. |
Où trouver des solutions ? Parlez-en à votre pharmacien ou revendeur de matériel médical Ne restez pas seul. Des solutions de sécurité discrètes et sûres existent. Demandez un échantillon gratuit. Contactez en toute discrétion le numéro vert : 0800 17 37 57 (appel gratuit depuis un poste fixe) Bibliographie- Marina Carrière d’Encausse et Michel Cymes. Ma ménopause – des solutions concrètes pour prévenir et traiter les troubles majeurs. Marabout 2005.
- Sylvie Tiné-Brissiau. 50 ans au top – Ménopause, bien-être, alimentation, forme. Hachette 2005.
- Marie Borrel. 60 conseils ménopause. Hachette 2004.
Liens utilesAssociation française pour l’étude de la ménopause Et sur le net : http://www.menopauseafem.com |